85 % des entreprises clientes de banques prévoient de faire appel à une institution financière non bancaire dans l’année à venir, alors que la concurrence avec les capitaux privés s’intensifie
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85 % des entreprises clientes de banques prévoient de faire appel à une institution financière non bancaire dans l’année à venir, alors que la concurrence avec les capitaux privés s’intensifie
- Les banques cherchent à renforcer leur expertise en IA grâce à des recrutements externes (40 %), car la montée en compétences s’avère difficile
- Seuls 29 % des budgets informatiques sont actuellement consacrés aux technologies de transformation
- Les cadres dirigeants des banques de financement et d’investissement misent sur les produits « tokenisés » (51 %) pour améliorer la performance
Paris, le 16 mars 2026 – Selon le premier du Capgemini Research Institute, les banques de financement et d’investissement (BFI) font face à une concurrence intense de la part des institutions financières non bancaires, alors que les attentes des clients augmentent et que les programmes technologiques n’apportent pas les bénéfices anticipés. Le rapport montre que 85 % des entreprises clientes prévoient de faire appel à une institution financière non bancaire dans les 12 prochains mois, à la recherche de services plus rapides, plus transparents et plus réactifs.
Les clients des BFI déclarent qu’ils attendent une réactivité en temps réel (58 %), une interaction personnalisée (49 %) et des solutions innovantes (40 %), mais moins d’un client sur quatre (23 %) estime que les BFI répondent actuellement à ces besoins. Beaucoup signalent au contraire qu’elles offrent une intégration limitée avec les systèmes ERP et de trésorerie, ce qui nécessite de faire ce travail manuellement (92 %), un manque de personnalisation et de flexibilité (89 %), ainsi que des capacités insuffisantes en analytique avancée et en prévision (68 %).
En outre, les cadres dirigeants des BFI rapportent que les programmes d’innovation actuels ne fournissent pas les résultats attendus. Une grande majorité (82 %) estime que ces efforts ne se sont pas traduits par une augmentation du chiffre d’affaires grâce à de nouveaux produits, tandis que 51 % des répondants déclarent qu’ils n’ont pas permis de réaliser les économies de coûts attendues.
Alors que les attentes des clients augmentent, les banques constatent qu’elles disposent de capacités limitées pour y répondre. Leurs cadres dirigeants affirment que seuls 29 % de leur budget informatique est actuellement consacré aux technologies de transformation, tandis que 43 % est dédié à l’exploitation et à la maintenance des systèmes existants. De plus, 61 % des cadres dirigeants des BFI déclarent être freinés par des coûts de mise en conformité élevés.
Les conclusions interviennent alors que l’analyse de Capgemini montre un ralentissement de la croissance du chiffre d’affaires des BFI, avec un taux de croissance annuel composé (CAGR) prévu de 5,4 % pour les cinq prochaines années, contre 6,5 % entre 2022 et 2024.
Malgré des difficultés structurelles, les banques continuent d’élargir leurs portefeuilles de produits et services pour rester compétitives. Les cadres dirigeants des BFI priorisent les capacités de trésorerie en temps réel pour les flux de paiements transfrontaliers (77 %) les nouveaux produits de marché basés sur l’IA, pour l’exécution algorithmique, la couverture, ou encore la consommation de la recherche institutionnelle (65 %). Plus de la moitié explorent les produits tokenisés (51 %) pour créer de nouvelles sources de commissions via la conservation numérique, l’émission de tokens et les services premium.
« Les institutions non bancaires sont en train de devenir plus compétitives au point de rattraper les banques de financement et d’investissement établies. Les attentes des clients ont fortement changé, et bien que les BFI aient lourdement investi dans l’IA, beaucoup d’entre elles peinent à dépasser la phase pilote. Une des raisons principales est la gouvernance, car seulement 26 % des banques ont mis en place une supervision centralisée de l’IA, ce qui rend les équipes réticentes à automatiser des processus métier cruciaux, a déclaré Catherine Chedru-Refeuil, Responsable des services aux Banques d’Investissement et de Financement chez Capgemini. Pour réussir, les BFI doivent adopter une approche disciplinée : créer des plateformes de haut niveau et cultiver un écosystème de partenaires de confiance. Les premiers à le faire verront des bénéfices tangibles sous forme d’une interaction client plus profonde, d’une augmentation des commissions et d’une réduction significative des coûts. »
Favoriser l’innovation au sein des BFI grâce à la technologie et la culture d’entreprise
Selon le rapport, les BFI devront avancer sur plusieurs fronts simultanément pour s’adapter aux pressions concurrentielles. Les banques doivent porter un regard critique sur leurs modèles opérationnels pour offrir un parcours client plus fluide, reconstruire leur architecture de données et leur infrastructure technologique pour accélérer, et intégrer une gouvernance de l’IA dans toutes les décisions majeures. La confiance client, acquise par les BFI au fil de décennies de responsabilité réglementaire, est tout aussi importante, mais elle demeure un défi de majeur lorsqu’il s’agit d’innovation pilotée par l’IA. De nombreux clients (89 %) remettent en question la fiabilité des résultats générés par de l’IA dans les services bancaires, soulignant ainsi pourquoi la transparence est essentielle pour gagner leur confiance.
La mise en œuvre de ces changements nécessitera plus que de la technologie. Le rapport montre que les questions culturelles peuvent constituer un obstacle significatif à l’adoption de l’IA, 39 % des personnes interrogées déclarant qu’une culture conservatrice ralentit l’expérimentation de nouvelles technologies. En outre, les banques peinent à développer les compétences de leurs employés, 40 % des personnes interrogées ont déclaré qu’elles cherchaient à recruter des talents externes pour renforcer leurs capacités en IA, tandis que seulement 23 % investissent dans la reconversion interne.
Le World Corporate and Investment Banking Report 2026 s’appuie sur les points de vue de 750 cadres dirigeants de banques de financement et d’investissement, de grandes entreprises et d’institutions financières non bancaires réalisant un chiffre d’affaires annuel d’un milliard de dollars ou plus.
Lire le rapport complet :
Méthodologie du rapport
Le Capgemini World Corporate and Investment Banking Report 2026 s’appuie sur trois sources principales : le Global CIB Executive Survey, le Global Corporate Executive Survey et le Global Non-Bank Financial Institution Executive Survey. Ces sources de recherche ont interrogé 150 cadres dirigeants de banques de financement et d’investissement et 600 dirigeants d’entreprises mondiales et d’institutions financières non bancaires au sujet de la transformation digitale, des pressions concurrentielles et des défis d’innovation dans les banques de financement et d’investissement. Les répondants représentent les principaux marchés de trois grandes régions mondiales : les Amériques, l’Europe et l’Asie-Pacifique.
A propos de Capgemini
Partenaire mondial de la transformation business et technologique, Capgemini intègre la puissance de l’IA pour créer de la valeur pour ses clients. Nous imaginons le futur des organisations et le rendons réel grâce à l’IA, à la technologie et à nos talents. Depuis près de 60 ans, nous sommes un groupe responsable et multiculturel, avec plus de 420 000 collaborateurs dans plus de 50 pays. Capgemini propose des services et des solutions de bout en bout, en mobilisant son expertise sectorielle, son écosystème de partenaires et ses compétences de pointe en stratégie, technologie, design, ingénierie et opérations. Le Groupe a réalisé un chiffre d’affaires mondial de 22,5 milliards d’euros en 2025.
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A propos du Capgemini Research Institute
Le Capgemini Research Institute for Financial Services est un centre de réflexion interne consacré aux enjeux liés au digital, à l’innovation et aux technologies, et notamment ceux impactant les banques, les sociétés de gestion de patrimoine, les acteurs des paiements ainsi que les assureurs. L’Institut publie chaque année ses Financial Services World Reports, fondés sur des enquêtes menées auprès des clients, des entretiens avec des cadres dirigeants (CxO), ainsi que sur des partenariats avec des entreprises technologiques et le monde universitaire, afin d’identifier les tendances émergentes et d’explorer la manière dont l’IA, le cloud, la data et la digitalisation génèrent des transformations majeures pour les entreprises. S’appuyant sur des bases de données mondiales établies sur plusieurs années, nos experts sectoriels proposent des analyses de tendances, des recommandations opérationnelles et des solutions innovantes pour aider les institutions financières à relever les défis d’une économie mondiale en constante évolution.
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