IKKS : It’s all about summer
L’obligation IKKS 2021 a perdu 20 points depuis début février dont 10 points à la suite de la publication des résultats T4 2016. Elle traite aujourd’hui à 58% mid, soit 22.7% de rendement. En dépit de cette forte décote, nous avons choisi de laisser notre recommandation Alléger inchangée. Se repositionner sur la signature aujourd’hui revient à parier sur un retour à la croissance des ventes à magasins comparables en 2017, seul véritable levier pour améliorer les résultats, stopper l’envolée du leverage et empêcher une nouvelle tension sur les covenants. Les résultats du T1, que nous attendons toujours en retrait, seront publiés fin mai. Seuls des commentaires plus positifs sur l’activité d’avril et mai pourront constituer un vrai catalyste pour un rebond du titre. Ce scenario nous semble toutefois à ce stade trop aléatoire pour être joué au regard des premiers commentaires sur le mois de mars. Il nous semble de plus en plus évident que le plus ou moins grand succès de la collection actuelle IKKS Women sera le déterminant principal de l’avenir de l’obligation. Dans un worst case scenario, le taux de recovery sur l’obligation 2021 est régulièrement estimé entre 30% et 50%, ouvrant en théorie la voie à une nouvelle baisse significative du prix du titre en cas d’absence de redressement. - >Facteurs de soutien - - Diversité des marques qui couvrent différentes populations (hommes/femmes/enfants), de différents âges (0-55 ans) et différents styles. IKKS Junior est pour nous la marque plus solide du périmètre (renommée, performances, identité).- Quelques signaux positifs sur la nouvelle collection en mars en termes de taux de conversion et de trafic de la clientèle traditionnelle. - L’effet de base est devenu aisé depuis mars 2017 (effet météo très défavorable de 2016 avec un marché en baisse de -2.9% en mars 2016, -6.1% en avril 2016 et -2.6% en mai 2016, selon l’IFM). Les données sectorielles qui seront publiées chaque mois d’ici la prochaine communication d’IKKS fin mai donc seront probablement positives. - Stratégie plus conservatrice prévue en 2017 avec une forte baisse des capex (développement uniquement par affiliés) qui pourrait stabiliser la consommation de cash.- Soutien bancaire obtenu au T3 2016 avec une renégociation des covenants et un prêt moyen terme de 5 m EUR octroyé pour financer les capex.Points à surveiller - - Forte exposition à la France (environ 80% du chiffre d’affaires), où le marché est très concurrentiel et est attendu en baisse de 1.4% en 2017. De plus, il peut faire preuve d’une forte volatilité comme au cours des derniers mois (météo défavorable et un risque sécuritaire).- Risque de dégradation de l’image de la marque IKKS Women. Après deux collections mal accueillies, toute nouvelle déception sur la collection actuelle pourrait entrainer une perte plus durable de clientèle.- En dépit de certains signaux positifs, les commentaires sur le démarrage de la nouvelle collection restent timides avec un trafic global toujours négatif en mars.- Malgré la forte réduction des capex attendue en 2017, le groupe devrait continuer d’enregistrer des hausses de coûts fixes avec la comptabilisation en année pleine des coûts liés aux ouvertures de magasins en 2016.- Dépendance de la liquidité au RCF bancaire en période de besoin de trésorerie (T1 et T3) sachant que toute nouvelle augmentation du leverage risquerait de casser le covenant et de devoir enclencher un troisième aménagement.