Report
Patrick Artus

On observe aujourd’hui une fuite devant les obligations, pas une fuite devant la monnaie

Les pays de l’OCDE mènent depuis 2009 une politique monétaire très expansionniste, ce qui a conduit à une très forte hausse de l’o ffre de monnaie (de Banque Centrale) et à des taux d’intérêt à long terme très bas. On observe aujourd’hui, depuis 2013, une forte hausse des cours boursiers, des prix de l’immobilier  ; depuis 2018 du prix de l’or. Il peut a priori s’agir de deux phénomènes : la fuite devant les obligations ; les investisseurs, en raison des rendements très faibles des obligations, se reportent sur les autres classes d’actifs ; la fuite devant la monnaie ; l’excès d’offre de monnaie conduit les investisseurs à se reporter vers les actifs réels pour se protéger de l’inflation. Mais on observe aussi une progression rapide de la monnaie détenue par les agents économiques non bancaires : il s’agit donc de fuite devant les obligations, pas de fuite devant la monnaie. La fuite devant les obligations et le report induit sur les autres classes d’actifs devrait se renforcer avec le passage à un rendement durablement négatif des portefeuilles obligataires.
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Natixis
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Patrick Artus

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